> > Google : plus de requêtes masquées par la sécurisation que prévu

Google : plus de requêtes masquées par la sécurisation que prévu


Notez cet article

Google, par la voix de Matt Cutts, s'était avancé pour dire que moins de 10% des requêtes seraient chiffrées aux Etats-Unis depuis quelques semaines. Or plusieurs études montrent le contraire...

Lorsque Google a annoncé qu'il allait chiffrer ses pages de résultats pour ses utilsateurs loggués sur leur compte, il avait estimé que moins de 10% des recherches seraient ainsi pénalisées en ne transmettant pas les mots clés "referers" aux systèmes de mesure d'audience.

Or, il semble que les résultats en pratique, depuis quelques mois, donnent des chiffres bien plus élevés... Le site Econsultancy, par exemple, a indiqué que près d'un tiers des requêtes menant à son site étaient chiffrées, ce qui faussait totalement ses statistiques et rendait quasi impossible leur analyse.

Deux études viennent également corroborer ces chiffres : celle de Hubspot donne un pourcentage moyen de 11,36% de referers non identifiés, en analysant les stats de 5 600 sites. Pour 423 d'entre eux, les stats montent à plus de 20% et pour 15, elles dépassent les 50% !

L'étude de SEOMoz, pour sa part, donne le chiffre moyen de 12,02% de résultats chiffrés, en se basant sur l'analyse de 60 sites web. Les statistiques du site SeoMoz.org lui-même serait passées de 2.3% à 18,34% pour ce phénomène dans le même laps de temps.

Reste à savoir si Google n'essaie pas de rendre illisibles les statistiques SEO sur nos sites web afin de privilégier ses propres solutions et sa main-mise sur le Web sous prétexte d'une meilleure sécurisation des données. Et ça, lui seul a - hélas - la réponse... Et il n'est pas sûr que toutes les pétitions du monde y pourront quelque chose... Ce qui est sûr, c'est que c'est l'image de marque globale de la société qui en pâtit de jour en jour...

Etude Hubspot
Source de l'image : Hubspot

Etude SEOMoz
Source de l'image : SEOMoz

Commentaires : 3
  1. Mathias Philippe 20 novembre 2011 at 21 h 56 min

    Merci pour les chiffres.

    Honnêtement Google s'en fout un peu de son image auprès des webmasters, ils le montrent un peu plus à chaque fois. Ça buzz quelques jours, deux trois types font un caca nerveux et voilà.
    Tant que cette compagnie sera ultra-dominante de la sorte et qu'il n'y a aucun risque d'une fronde généralisée (interdiction de crawl du GGBot en masse par exemple), pourquoi se soucieraient-ils des webmasters d'ailleurs ? Ces derniers ont plus besoin d'elle que l'inverse pour le moment, espérons que ça change.

  2. François 21 novembre 2011 at 8 h 36 min

    Tant que l'échantillon qu'on nous permet d'analyser est représentatif, pas de souci pour moi. Ce ne sont que des statistiques. Si par contre la partie visible est faussée, c'est bien plus génant!

  3. Marc L. 21 novembre 2011 at 13 h 39 min

    Je pense avoir tiré la sonnette d'alarme a ce sujet, je ne suis pas le seul, et ce n'est pas fini. Ce n'est pas le sujet d'avoir raison ou non, je préférerais avoir tord, mais en France, nous allons avoir des pointes en journée dépassant surement les 50%, car une fois connecté a son compte google+ , en général, on ne le désactive pas de la journée.

    Et le mal va venir des comptes entreprises, peu a peu, lentement mais surement. des comptes qui seront accédé de 8h du matin jusqu'à 19h le soir, dans de plus en plus d'entreprises au fil des mois.
    Seuls les sites pour adultes ne seront pas touchés ou très peu, car beaucoup se déconnecteront de leur compte pour la pause "anti-stress" ... (...).

    Pour les autres, et notamment les sites marchand notoires, la recherche sécurisée va engendrer une perte importante de stats Analytics ou d'autres marques.

    Le problème de cette "rétention" c'est qu'aucun autre outil d'analyse ne pourra donner de solution. Google aura donc toute liberté de faire payer ces statistiques.

    A mon avis, les juristes (ou les politiques) devraient s'emparer sous peut de ce phénomène, il n'y a pas d'autre alternative. Personne n'a le droit de "réquisitionner" pour sont propre compte des données naturelles et dans les protocoles de base, ou de jouer avec les protocoles pour arriver à ces fins de rétentions, du moment que l'on possède un quasi monopole des recherches sur internet.

    Affaire à suivre ...

Un site du Réseau Abondance | Olivier Andrieu | Contact | Publicité sur le site