Dans un contexte où l’infobésité est galopante, les entreprises ont parfois du mal à se positionner au niveau de leur stratégie inbound marketing. Quel format de contenus privilégier ? Pour quels supports de diffusion ? Comment les mettre en place ? Entre « snack content », à picorer sur un coin de table et « slow content », à déguster confortablement, votre cœur balance. Mais êtes-vous réellement obligé de choisir l’un ou l’autre ? Pour vous aider à y voir plus clair, nous vous expliquons dans cet article les différences entre ces deux formats qui intriguent les marques et l’intérêt qu’ils ont pour développer votre visibilité.

 

Le snack content : pour les lecteurs pressés qui aiment grignoter

Vous prendrez bien un petit encas ?

Le snackable content, ou snack content, peut être traduit par "contenu facile et rapide à grignoter". Il a été créé dans le but de favoriser l’engagement et faire ressortir l’information parmi le flot des contenus diffusé chaque jour.

Ce format "XS" est apparu progressivement pour répondre aux nouveaux usages adoptés par les internautes. On fait référence ici à l’instantanéité des réseaux sociaux et à la consommation grandissante des contenus sur smartphone.

Le snack content répond à des critères bien précis :

  • Il est court : il doit être visionné, écouté ou lu rapidement. Il peut prendre la forme d’un texte de 50 à 300 mots, d’une vidéo ou d’un audio d’une à deux minutes.
  • Il interpelle : par le visuel (on associe souvent le texte à un GIF ou une image) et/ou par un titre accrocheur.
  • Il va à l’essentiel : les fioritures éditoriales qui encombrent le message sont mises de côté, l’objectif est d’être concis.
  • Il génère quelque chose : une émotion, une réaction et/ou une action… qui se traduit par une visite sur le site, un Like sur les réseaux sociaux et idéalement, un achat.
  • Il utilise (souvent) l’humour : le ton est souvent léger, parfois provocateur. Généralement plus faciles à mettre en place qu’un contenu long, les contenus XS permettent de rythmer le calendrier éditorial. Ils sont aussi l’occasion d’adresser un clin d’oeil régulier à sa cible. L’entreprise pourra utiliser ce format pour exprimer ses valeurs et son histoire ou même annoncer un évènement.

Dans le cadre d’une stratégie de communication digitale, il sera particulièrement efficace s’il ne tombe pas dans la superficialité ou la médiocrité. Snack content ne doit pas rimer avec junk content, c’est-à-dire une information inutile ou de mauvaise qualité... Notez également qu’à lui seul, le snack content aura du mal à créer un lien fort et durable entre une marque et sa communauté.

Finalement, le snack content est au contenu ce que la barre chocolatée est à la nourriture. Comme pour le snacking alimentaire, le contenu court n’est pas (toujours) indispensable. Mais il a l’immense avantage d’être léger, divertissant, facile à consommer entre deux réunions ou dans le métro. Il a presque un côté régressif, on aime le partager avec nos proches...

[Cet article est disponible sous sa forme complète pour les abonnés du site Réacteur. Pour en savoir plus : https://www.reacteur.com/2019/11/snack-content-vs-slow-content-qui-gagne-le-match.html]

Snack Content vs Slow Content : qui gagne le match ?

Un article écrit par Mathilde Durand, rédactrice web chez Rédac'Pulse (https://redaction.miss-seo-girl.com/) et Alexandra Martin aka Miss SEO Girl, consultante en référencement naturel (https://www.miss-seo-girl.com/).