Chaque minute dans le monde, un peu plus de 4,8 millions de requêtes sont effectuées sur le moteur de recherche Google. Considéré dans les années 2000 comme le premier pollueur numérique mondial, le géant californien s’est depuis mis au vert. Alimenté auparavant par des énergies fossiles polluantes comme le font encore 67 % des data centers de Baidu, Google a réalisé des efforts qu'il a qualifiés de « surhumains » pour réduire son empreinte carbone. Désormais, aidé de DeepMind, il communique sur un désir constant de lutter efficacement et quotidiennement contre le réchauffement climatique. Mais est-ce suffisant ?

Google, premier pollueur numérique ?

Parce qu’il est le plus utilisé dans le monde, Google est accusé d’être un gigantesque moteur à pollution. De nombreux chercheurs se sont penchés sur ses émissions de CO2 et continuent de décrier le géant californien comme pollueur numéro un. 500 kg de CO2 sont générés chaque seconde par le géant de Mountain View selon la chercheuse Joana Moll, fondatrice de The Index Project. Des sites web ont même vu le jour comme CO2GLE et Deforest. Ces derniers quantifient en temps réel les émissions de dioxyde de carbone de Google ou le nombre d’arbres qu’il faudrait planter pour contrebalancer son empreinte carbone. Selon eux, le moteur de recherche rejetterait des quantités astronomiques de CO2 chaque jour dans l’atmosphère. Au moment où cet article est rédigé, en l’espace de quelques minutes, l’image ci-dessous quantifie les émissions de CO2 de Google suite à une requête. Selon ce site, nous aurions déjà consommé 11 741.30 kg de CO2 entre le début de lecture de l’article jusqu’au moment où vous lisez ces lignes.

Émissions de CO2 de Google. Source de l'image : http://www.janavirgin.com/CO2/

Des efforts jugés encore insuffisants par les climatosceptiques

Les géants de la technologie comme Google et Apple ont établi des programmes et investi des millions de dollars pour réduire leurs émissions de carbone. Mais, pour les climatosceptiques, ces mesures sont jugées insuffisantes. La tâche est évidemment difficile et complexe. Apple, jugé « meilleur élève », a déplacé 100 % de ses bureaux, magasins de détail et centres de données dans le monde entier et utilise une énergie 100 % renouvelable. Cependant, il n'a pas encore effacé, comme Google, la totalité de son empreinte carbone.

Les GAFAM, des monstres énergivores

Les GAFAM et leur consommation en électricité sont passés au crible par la communauté scientifique et les militants écologistes. La consommation de Netflix, a été de 140 000 MWh d'électricité en 2016. Facebook sur la même période est accusé d’avoir la même empreinte carbone que 77 500 foyers américains. Selon le rapport de l’ADEME du 20 février 2019 et son projet de recherche “Enernum” (source librairie ADEME), les data centers pourraient représenter 13 % de l’électricité mondiale en 2030. Le moteur de recherche chinois Baidu reste le pire élève avec 67 % d’énergies fossiles pour fonctionner, mais également pour refroidir ses data centers qui fonctionnent jour et nuit.

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[Cet article est disponible sous sa forme complète pour les abonnés du site Réacteur. Pour en savoir plus : https://www.reacteur.com/2022/01/rechauffement-climatique-le-machine-learning-de-google-peut-il-se-mettre-au-service-du-climat.html]

Réchauffement climatique : le machine learning de Google peut-il se mettre au service du climat ?

Un article écrit par Stéphanie Barge, créatrice du site Passion Référencement.