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Google supprime puis réintègre la presse belge de son index


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Imbroglio en Belgique où Google, ayant perdu son procès en appel contre CopiePresse, désindexe de nombreux sites d'informations avant de les réintégrer quelques jours plus tard...

Vendredi dernier, Google Belgique a supprimé de l'index de son moteur de recherche (web et actualités) bon nombre de quotidiens faisant partie de CopiePresse (société de gestion de droits des éditeurs de presse belge). Des sites comme ceux du Soir, de la Libre Belgique ou de l'Avenir ont donc disparu purement et simplement du moteur de recherche, celui-ci ayant perdu devant la justice belge dans le cadre du litige qui l'oppose à CopiePresse.

En effet, au mois de mai dernier, la justice estimait que Google n'avait pas le droit de reprendre le contenu de ces sites car "ces reproductions constituent bien des contrefaçons du fait de l'absence d'autorisation préalable des éditeurs et des auteurs journalistes pour réaliser cette activité". Appliquant à la règle cette demande, Google a donc désindexé les sites en question.

Google, sur le site RTL.be, confirmait et indiquait que "compte tenu de la récente décision d’appel, nous retirons les contenus de Copiepresse de notre index. Nous regrettons d’avoir à prendre une telle mesure et nous restons ouverts à travailler en collaboration avec les membres de Copiepresse à l’avenir".

Du coup, les quotidiens, se rendant compte qu'ils ont absolument besoin du trafic issu de Google, estimaient qu'il s'agit là d'"une application pointilleuse et mesquine de l'arrêt du 5 mai".

Finalement, après concertation et négociation, il s'avère que Google va réintégrer les différents journaux dans son index. C'est d'ailleurs déjà le cas pour la plupart d'entre eux.

Google explique ainsi son geste : "Nous avons expliqué en détail notre position à Copiepresse lorsque le tribunal a rendu sa décision il y a quelques semaines (...) En gagnant son procès, Copiepresse pouvait alors faire appliquer le jugement à tout moment. C’est ce qu’ils ont fait récemment. Par conséquent, nous nous sommes assurés de ne pas nous exposer à devoir payer des amendes de 25 000 euros par jour en cas d’infraction."

CopiePresse indique de son côté qu'ils désirent être indexés et n'attaquent pas le processus de référencement, mais plutôt les modalités de celui-ci.

Cette histoire belge de l'été nous montre en tout cas la puissance de Google - la démonstration est convaincante : vous n'êtes pas d'accord avec nous ? Ok, nous vous désindexons et on discute après - et, quelque part, le droit de vie ou de mort - ou presque - sur la plupart des sites web de la Toile... Un point sur lequel il faudra bien se pencher un jour ou l'autre...

Crieur de journaux
Source de l'image : Abondance

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Commentaires : 3
  1. Keeg 19 juillet 2011 at 7 h 37 min

    Google est quand même très honnête pour le coup...

  2. econcept 19 juillet 2011 at 7 h 50 min

    belle démonstration de la puissance de Google. La presse Belge a essayé de s'y frotter et constate qu'elle ne peut se passer du moteur de recherche. la méthode est contestable de la part des américains... et leur position dominante peut faire peur.

  3. Anonymous 19 juillet 2011 at 10 h 13 min

    Pour ma part, je trouve cette réaction normal et justifié de la part de google, car le texte de la condamnation été très vague et il ne pouvez prendre le risque de se faire accuser pour un terme interpréter par différemment par les belges. De plus ont parle d'une entreprise, la presse belge et comme un partenaire, si ce partenaire ne souhaite pas travailler avec une entreprise, cette dernière est dans son droit de ne plus travaillé avec. Rappelons que Google n'est pas payant pour figuré ou rechercher sur le moteur de recherche, qu'il offre au site des visiteurs gratuitement (hors pub), pour que ces dernier s'enrichisse.
    le paramétrage par un spécialiste SEO pourrais résoudre le problème.
    Et encore un rappel google n'est pas tenu de référencement ou non un site et il y a d'autre moteur de recherche comme bing, yahoo ...
    Alors le droit de vie est de mort peut sembler vrai, il ne demeure pas exact.
    Après tous pourquoi scier la banche sur laquelle on est assis ?
    Pour de l'argent, peut être mais un partenaire, c'est donnant - donnant !

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