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Ce qu'il faut retenir :
- IBOU a annoncé le 26 octobre 2026 sur son Substack une nouvelle identité visuelle, avec une mascotte de hibou à lunettes et une palette rose, vert et beige, ainsi qu'un passage de ibou.io à ibou.com.
- Le rebranding vise le grand public : l'interface met en avant le nom de l'éditeur et la date de publication de chaque source affichée, avec un code couleur rose pour la recherche et vert pour la découverte.
- Deux applications portent déjà cette identité : ibou Découverte, pour explorer le Web, et ibou Actualités, qui regroupe des articles de presse par sujet pour comparer les traitements éditoriaux.
- Le moteur conversationnel reste annoncé sans date. En attendant, les éditeurs d'actualité peuvent observer comment leurs contenus apparaissent dans ibou Actualités, où nom du média et date sont mis en avant.
IBOU annonce une nouvelle identité et une nouvelle adresse
L'annonce a été publiée le 26 octobre 2026 sur le Substack d'ibou, sous la signature de Grégory Pairin. Depuis quelques jours, le moteur affiche un nouveau logo, une mascotte et une charte graphique entièrement revue. Il a aussi changé d'adresse : le site principal est désormais accessible sur ibou.com.
L'équipe présente ce changement comme un cap : selon le billet, ibou cesse d'être « simplement un projet ». Elle décrit son outil comme un moteur de recherche français « de bout en bout », dont l'ambition est d'aider l'internaute à y voir plus clair sans penser à sa place.
Les sources et leur date deviennent visibles au premier coup d'œil
Le billet justifie ce rebranding par un changement de public. Jusqu'ici, ibou s'adressait surtout aux éditeurs, aux développeurs et aux curieux qui suivaient le projet. L'équipe met en avant la puissance de son crawler (le robot qui parcourt le Web pour collecter les pages), qu'elle classe parmi les plus actifs au monde et qui « connaît » selon elle plus de 2 000 milliards de documents. Ce chiffre désigne des documents connus, pas forcément indexés.
Ces chiffres parlent aux profils techniques, mais pas à l'utilisateur qui veut comprendre l'actualité ou trouver une source fiable. D'où les choix d'interface mis en avant :
- Sources identifiables : le nom de l'éditeur et la date de publication s'affichent de façon visible.
- Repères colorés : le rose signale la recherche, le vert la découverte.
- Prise en main : l'objectif affiché est un outil utilisable sans mode d'emploi.
Deux applications portent déjà la nouvelle identité
La charte est déjà déployée sur les deux premières applications du moteur. ibou Découverte invite à explorer le Web et à découvrir de nouveaux contenus. ibou Actualités regroupe des articles de presse par sujet afin de comparer la façon dont différents médias traitent une même information.
Ces applications prolongent la première brique publique lancée au printemps. En mars, ibou avait mis en ligne un « Explorer », présenté comme une alternative aux algorithmes de recommandation des grands acteurs américains, souvent comparé à Google Discover. Le billet du 26 octobre ne mentionne plus le nom Explorer. ibou Découverte semble en être la continuité, même so l'annonce ne le confirme pas explicitement.
Des lunettes remplacent la loupe dans le logo
Le choix le plus visible concerne l'icône. La loupe, symbole universel de la recherche, disparaît au profit de lunettes, présentes dans le favicon, dans la barre de recherche et sur le nez de la mascotte. L'équipe explique que la loupe invite à chercher, alors que les lunettes invitent à mieux voir : l'objectif est d'aider à trouver, mais surtout à comprendre ce qui a été trouvé.

Le reste de la charte se détaille ainsi :
- Mascotte : un hibou perché, présenté comme curieux et un peu érudit, qui changera d'humeur selon la situation (content après une recherche réussie, endormi quand il n'y a aucun résultat, stressé quand la réponse tarde).
- Couleurs : un rose franc, un vert vif, un beige chaud et des touches d'anthracite.
- Typographie : une serif italique pour les titres et les grandes affirmations, une sans-serif pour le texte courant.
- Nom : il s'écrit « ibou » en minuscules, sauf en début de phrase, où il devient « IBOU ».
La direction artistique a été confiée à Ariane Moder et Aksel Oz.
Un .com assumé pour un moteur qui se revendique souverain
Le passage de ibou.io à ibou.com peut surprendre pour un moteur qui revendique sa souveraineté. L'équipe l'assume : le .io, extension prisée des start-up tech, convenait aux débuts du projet, mais le .com est jugé plus évident pour une adresse destinée à un usage quotidien. La gestion du nouveau nom de domaine est confiée à Netim, un registrar (bureau d'enregistrement de noms de domaine) français.
Le billet rappelle que le crawler, l'index, la technologie et le système de classement sont développés et hébergés en France, entre la Normandie et Paris, et que le moteur a une vocation européenne. Pour rappel, ibou repose sur une infrastructure propriétaire construite depuis 2019 par Babbar, fondée par Sylvain Peyronnet, ancien Chief Science Officer de Qwant, et Guillaume Pitel. Xavier Niel est entré au capital en mars, pour un montant non communiqué.
Et côté éditeurs et SEO ?
Pour les sites d'information, la mise en avant systématique du nom de l'éditeur et de la date de publication est le point le plus concret. Dans ibou Actualités, un article est présenté à côté de ceux d'autres médias sur le même sujet : la marque éditoriale et la fraîcheur du contenu deviennent des éléments de comparaison directement visibles par le lecteur.
Côté technique, rien ne change dans l'annonce pour le crawl lui-même. Les référenceurs qui suivent les passages du robot de Babbar dans leurs logs n'ont pas d'indication d'un nouvel agent utilisateur ou d'une nouvelle règle à appliquer.
Reste la question du calendrier. Au printemps, Grégory Pairin indiquait au Journal des Entreprises que le moteur complet ouvrirait d'ici la fin de l'année, avec une recherche d'images et une partie conversationnelle, financé par la publicité et la vente de l'index à d'autres sociétés. Le billet du 26 octobre se contente d'annoncer le moteur conversationnel pour « bientôt », sans date ni précision sur le modèle publicitaire, à deux mois de l'échéance initialement évoquée.