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Google Shopping adopte un modèle payant


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Google a annoncé que son outils Google Shopping mixerait dorénavant les résultats classés par pertinence avec ceux achetés aux enchères par les boutiques présentes sur son outil. Des pratiques qu'il avait toujours combattu jusqu'alors...

Le référencement payant (qui - faut-il le rappeler - n'a rien à voir avec les liens sponsorisés), soit le fait de payer pour voir une page ou un contenu indexé par le moteur de rehcerche (autrement appelé paid inclusion ou trusted feed), avait complètement disparu depuis que AltaVista, Yahhoo! ou Voilà avaient stoppé leurs offres.

Google, de son côté, avait toujours combattu ce type de technique et d'offre. C'est pourtant luir qui vient de le remettre au goût du jour sur son site Google Shopping (qui s'appelait encore Google Product Search il y a peu) en annonçant un modèle payant pour faire apparaître ses produits dans le Google Merchant Center d'ici à la fin de l'année, selon un principe assez proche de celui d'Adwords. Des remises et bon d'Adwords sont actuellement prévus pour les sites web qui souscrivent à cette offre avant le 15 août prochain.

Depuis les débuts de Google dans le domaine des comparateurs de prix (apparition de Froogle en 2002), jamais un seul cent n'avait été demandé aux commerçants pour intégrer ce type de site. Il s'agit donc là d'une grande première, qui ne devrait pas faire plaisir à tout le monde, même si on peut se douter que cette charge devrait s'accompagner d'une augmentation de la qualité du service rendu.

Mais il s'agit là d'un mélange des genres qui ne satisfera pas obligatoirement le consommateur, puisque les résultats de Google Shopping ne se baseront plus, désormais, sur la seule pertinence "neutre" des offres proposées et un risque de confusion important entre "payant" et "gratuit" sera ainsi introduit...

La boîte de Pandore pourrait ainsi être ouverte et appliquée à d'autres outils de Google. Et pourquoi pas à son moteur de recherche, ce qui serait bien sûr une catastrophe si on pouvait acheter aux enchères son placement dans les résultats naturels du moteur. Difficile de l'imaginer, mais sait-on jamais ?

Google shopping SERP
Source de l'image : Search Engine Land

Commentaires : 10
  1. Logman 4 juin 2012 at 11 h 41 min

    Avec un esprit tordu, on pourrait rapprocher le fait qu'il y a un an Google Panda faisait chuter les comparateurs de prix dans les résultats.

  2. Alain 4 juin 2012 at 12 h 24 min

    @Logman

    Avec un esprit tordu alors hein 😉

  3. Alain 4 juin 2012 at 12 h 27 min

    [ Et pourquoi pas à son moteur de recherche, ce qui serait bien sûr une catastrophe si on pouvait acheter aux enchères son placement dans les résultats naturels du moteur. Difficile de l'imaginer, mais sait-on jamais ?]

    Bah en gros ça revient à faire que du Adwords...

    [Difficile de l'imaginer, ...]

    J'y mettrai pas ma main au feu

  4. Valbou 4 juin 2012 at 15 h 21 min

    Heureusement que personne n'a l'esprit tordu 😉
    Vivement le démantèlement de Google que l'on revienne à des moteurs de recherche classique qui n'essai pas de deviner ce que vous aimeriez mais qui vous offrent ce que vous demandez.... (Petit coup de Nostalgie...)
    Je remarque la baisse constante de qualité de l'acquisition via les Google Adwords à campagne identique.

    • Gerard 9 juin 2012 at 22 h 21 min

      Google Adwords = payer un système de bookmarking sur les PC des surfeurs et quand on arrête de payer le bookmark disparaît.... soyons vigilant

  5. Fayet 4 juin 2012 at 16 h 29 min

    Faudrait aussi se fouler ou au moins citer ces sources ...
    Allez sur Pcinpact

  6. olivier@abondance.com 4 juin 2012 at 16 h 44 min

    @ Fayet : ???

  7. jbr 4 juin 2012 at 17 h 02 min

    @Alain , @Logman Vous êtes médisant avec gig brother

  8. Patricia 14 juin 2012 at 10 h 03 min

    Pages shopping ou comparateur :

    "Comparateur : le caractère publicitaire du référencement doit être clair"
    http://www.legalis.net/spip.php?page=breves-article&id_article=3432

  9. Patricia 14 juin 2012 at 16 h 16 min

    http://www.legalis.net/spip.php?page=breves-article&id_article=3432

    """Comparateur : le caractère publicitaire du référencement doit être clair"""

    ""La mauvaise exécution d’une condamnation à identifier le caractère publicitaire de contenus portant sur des sites marchands ou des produits référencés à titre payant équivaut à une absence d’exécution. En conséquence, le service du juge de l’exécution du TGI de Paris a rendu, le 4 mai 2012, un jugement condamnant la société Leguide.com à payer à Pewterpassion et Saumon’s 45 000 €, somme représentant la liquidation de l’astreinte fixée par la cour dans son arrêt du 28 septembre 2011.
    La cour d’appel avait en effet condamné leguide.com a modifié les mentions figurant sur ses sites leguide.com et .net ainsi que webmarchand.com et gooster.fr, de façon à identifier les espaces sur lesquels étaient référencés des produits ou sites de manière payante, comme étant des contenus à caractère publicitaire. Cette demande était assortie d’une astreinte de 1 000 € par jour de retard. La société Leguide.com a cru exécuter la décision par l’apposition des termes « résultats provenant de marchands référencés à titre onéreux » sur son site principal leguide.com. Or, le tribunal lui reproche le choix du terme « onéreux », « à usage essentiellement littéraire ou juridique alors qu’il aurait été aisé de choisir un vocabulaire plus courant et par là même plus accessible au commun des consommateurs tel que le mot “payant” figurant au demeurant dans la décision dont l’exécution est recherchée ». Il critique par ailleurs le recours à des caractères de petite taille, « inférieure à la typographie habituelle des pages consultées, et n’est donc pas particulièrement apparente ». La formule ne permet pas non plus d’exclure que le site comprendrait des résultats provenant de référencements gratuits. Enfin, la mention publicitaire n’apparaît que sur les pages obtenues suite à la recherche par mots clés. Le TGI en conclut que le site n’a pas satisfait à son obligation d’identification claire de ces espaces publicitaires. Même chose pour les autres sites sur lesquels il fallait ouvrir une autre fenêtre pour obtenir l’information exigée par la cour""

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