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Trafic SEO : jamais plus de 50% du trafic total !


Trafic SEO : jamais plus de 50% du trafic total !
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Trafic SEO : jamais plus de 50% du trafic total !

Google génère parfois en référencement naturel plus de 80% du trafic total sur un site web. Une stratégie suicidaire si l'on pense que, dans ce cas, un acteur qui sera potentiellement un jour ou l'autre votre concurrent, a le droit de vie ou de mort sur votre activité économique. Réagissez !...

Il existe 3 sources majeures de trafic sur un site web :
- Le trafic SEO (donc strictement issu du référencement naturel, sans compter le trafic publicitaire Adwords ou autres) venant des moteurs de recherche.
- Le trafic "referer" issu des liens cliqués sur d'autres sites et pointant vers vos pages. Les réseaux sociaux peuvent - ou non - être compris dans cette partie.
- Le trafic direct, les internautes tapant directement l'adresse de votre site dans leur navigateur.

Une stratégie pérenne visera toujours à obtenir un équilibre le plus important possible entre ces différentes sources de trafic, avec une prédominance parfois pour l'une ou l'autre en fonction de la notoriété du site, son ancienneté, etc. Cela peut se mesurer, par exemple sur Google Analytics, au travers de la zone "Acquisition > Tout le Trafic > Canaux". La partie SEO étant représentée par la mention "Organic Search" (voir illustration ci-dessous).

La notion la plus importante ici sera toujours de ne pas être dépendant d'un trafic donné et surtout d'une source qu'on ne maîtrise pas forcément comme le trafic SEO. Il existe de nombreux facteurs pouvant faire évoluer ce trafic : nouvel algorithme de Google, pénalité (manuelle ou algorithmique), problème technique sur le site, migration vers une nouvelle version, modification de l'arborescence, etc. Le trafic issu de Google en SEO est un trafic que l'on ne maitrise pas ! Il est donc très dangereux de dépendre en grande partie de cette manne.

De plus, si vous dépassez une certaine limite à ce niveau, vous devenez dépendant d'un trafic et d'un acteur (Google) qui ne vous veut pas obligatoirement du bien. Aujourd'hui ou demain. Devenir dépendant du trafic Google, c'est faire en sorte que cette société ait le droit de vie ou de mort sur votre site. Est-ce réellement ce que vous désirez ? N'est-ce pas dangereux, à une époque où on comprend de mieux en mieux la stratégie à long terme de Google (avec sa célèbre doctrine "Don't be evil" qui amuse aujourd'hui tout le monde, à tel point que sa holding Alphabet ne l'a pas reprise à son compte). Un jour ou l'autre, Google deviendra votre concurrent car il a vocation à envahir toutes les strates du Web (en tout cas, celles qui sont les plus rémunératrices). Est-il réellement pertinent de voir votre propre activité économique dépendante d'un concurrent direct (même potentiel) ?

Regardez donc vos stats et partez du principe de ne pas dépasser 50% du trafic total sur votre site web qui vient de Google. Plus vous dépasserez cette limite et plus votre stratégie s'apparentera à un suicide numérique ! Les autres sources de trafic sont nombreuses : liens, presse, réseaux sociaux, e-mailing, etc. Soyez originaux et inventifs. Travaillez, innovez, communiquez mais surtout, ne mettez pas vos oeufs dans le même panier si vous désirez encore être vivant dans quelques années !

google-analytics-canaux

Source de l'image : Abondance

Commentaires : 18
  1. Denis METRAL 5 octobre 2015 at 9 h 45 min

    Très bon article. C'est ce que je m'efforce de dire depuis près de 3 ans. Google a bien trop changé. On est passé de "don't be evil" a "skynet is coming soon". 😉

  2. lionel Franc 5 octobre 2015 at 12 h 04 min

    Je rejoins Denis, très très bonne article. De plus, ce billet renforce et conforte mes positions : Travailler sur une visibilité multi canal par le mix et cross média. Merci Olivier

  3. François 5 octobre 2015 at 12 h 33 min

    Voila Messieurs Dames, suivez bien les conseils d'Olivier, surtout ne passez pas trop de temps sur votre ref nat, ne vous référencez pas, ainsi ça me permettra de me référencer plus facilement

  4. Marc 5 octobre 2015 at 12 h 52 min

    Je rejoint Olivier sur ce point particulier de la dépendance, envers qui que ce soit; site, moteur, social... Je mettrais un bémol sur le e-mailing, vraiment, je ne suis pas de ceux qui apprécie cette formule.
    Il y a aussi la dimension de l'établissemnt qui peu être un facteur important; une stratégie de communication sur les réseaux sociaux demande quasiment une personne à plein temps si l'on veut le faire sérieusement, en tout cas y consacrer régulièrement (quotidiennement) du temps. Un artisan, un agriculteur qui vend sa production manquera de ce temp nécessaire.

    Il faut aussi distinguer le secteur marchand du domaine du service. Les deux domaines d'activité ne s'abordent pas pareil. Un marchand d'électroménager , un assureur, une agence immobilière, un avocat, une agence intérimaire... ces quelques exemples reflètent des domaines bien divers sur le plan stratégique, avec parfois des contraintes de publicité pour cette certaines professions comme les huissiers, avocats etc.

    Les sites corporatistes (comme agriaffaires.com), les gros annauire d'entreprise (pagesjaune.fr, annuairefrancais.fr, societe.com...), les sites marchands (rueducommerce.fr, ebay, amazon, fnac...), sont autant de sources possible a exploiter, car ils ont déjà leur propre trafic (même si il vient en partie des moteurs), vous pouvez donc en bénéficier.

    Le métier de SEO, pour celui qui désire apporter un vrai plus a son client, c'est aussi en grande partie du marketing, de la stratégie de com, connaitre les places efficaces ... un métier qui se complète de notions et se complique un peu.

  5. Lou 5 octobre 2015 at 13 h 22 min

    Je suis entièrement d'accord et ça fait partie de mes objectifs de développement... Mon trafic via le référencement naturel est monté très haut (85%) et c'est assez inquiétant de placer tous ses œufs dans le même panier quand on y réfléchit. On est particulièrement sujet aux fluctuations liées à l'actualité, aux centres d'intérêt des gens, aux tendances générales... et il suffit de perdre quelques positions pour voir un impact sur le trafic.

    J'ai commencé à réduire le rythme de publication pour pouvoir mieux "accompagner" la sortie de chaque nouvel article sur les réseaux dont je fais partie au lieu de laisser faire les choses. Le trafic provenant du réf nat est descendu sous la barre des 80% mais il reste du chemin à faire !

  6. jos 5 octobre 2015 at 15 h 43 min

    1. Le problème, c'est que le trafic issu des moteurs est en fait en partie un accès direct dans la mesure où les internautes ne saisissent pas l'url entière d'un site, mais simplement son nom de domaine.

    Pour la même raison, la part d'accès direct est sous-estimée en ce qui concerne le trafic vers la page d'accueil.

    2. Les enquêtes citées antérieurement par Abondance sur la part du trafic issu des moteurs la chiffraient de 30 à 50 % selon l'enquête Une autre indiquait une orientation à la baisse. Personnellement,,il me semble que le trends est au moins aussi important que l'encours.

    3. Même à 30 % seulement, être dépendant d'un seule firme, cela reste beaucoup au point de vue risque. J'ai déjà vu des firmes américaines signaler dans leurs communiqués publics aux actionnaires qu'elles n'étaient pas maîtres du trafic reçu de Google et que cela constituait un risque.

    Lu aussi des analystes/commentateurs financiers qui demandaient aux entreprises cotées en bourse de signaler ce risque dans leur rapport annuel et autres communications.
    .

  7. Alain 5 octobre 2015 at 16 h 21 min

    Il est clair qu'il est de plus en plus difficile de maitriser le trafic de nos sites. Placer un site pour un jour est faisable mais dans le temps, l'incertitude et la concurrence sont des menaces constantes.

  8. VincentB 5 octobre 2015 at 17 h 34 min

    Pour moi le trafic social doit être bien distingué du trafic référent classique, ce n'est pas les mêmes objectifs et ils n'ont pas les mêmes impacts non plus. Sinon entièrement d'accord sur la forme, plus on est dépendant de Google (ou d'un autre moteur de recherche), plus on est vulnérable... Après il y a des domaines ou il est difficile de se passer de Google, les sites d'actualités référencés dans Google News par exemple... On l'a bien vu lors de l'affaire Axel Springer !

  9. Dom 5 octobre 2015 at 18 h 30 min

    Très bon article, malheureusement c'est le monstre gogol qui fait la pluie et le beau temps sur internet
    Je souhaite de tout cœur que des concurrents remplaces google, il faudrait commencer dès maintenant à organiser un grand mouvement citoyen mondial pour boycotter google, cette société lié à la NSA a vraiment pris trop d'importance et c'est un véritable danger pour internet et nos liberté !

  10. Radimou 5 octobre 2015 at 18 h 55 min

    On a souvent tendance a tout faire pour monter dans les résultats de google, mais il ne faut surtout pas négliger les autres moteurs. A trop se focaliser sur le principal on en oublie le reste. Il faut quand même pas oublier que beaucoup de fournisseur d'accès à internet mettre par défaut leurs moteurs et que beaucoup de gens ne savent pas modifier. Alors pensons aux autres moteurs

  11. Olivier Andrieu 6 octobre 2015 at 7 h 56 min

    @ Radimou : certes oui, mais lesquels ? 🙂 Google = 95% du "search" en France...

  12. Damien Mayoussier 6 octobre 2015 at 9 h 15 min

    D'accord avec l'analyse mais...
    Maintenant concrètement la question est : comment faire?
    Il est bien sûr exclu de déréférencer son site et ainsi de se couper l'herbe sous le pied.
    Donc il reste la solution d'augmenter en absolu le trafic "referer", "direct" et "social" :

    Referer : les liens d'annuaire : non, les échanges de liens : "inefficaces", ne restent que les partenariats à la marge (donc peu de trafic), et les vrais RP (articles avec liens) (très chronophage et parfois coûteux).
    Direct : Travailler sa notoriété? Pub TV : hyper cher, RP : idem.
    Social : Quand on est marchand, créer et animer une communauté c'est "facile", mais la communauté reste sur les plateformes communautaires, obtenir du trafic en masse de ces canaux là... moi je sais pas faire (sauf jeux concours etc... mais ça reste un trafic marginal).

    Donc en résumé, je vois dans cet article une certaine forme de fatalité et non une stratégie suicidaire.

  13. netlinker1 6 octobre 2015 at 11 h 32 min

    très bon article. ça montre aussi que notre métier évolue.
    +1 : "skynet is coming soon" 🙂

  14. yoann 8 octobre 2015 at 9 h 49 min

    Bonjour,

    je trouve que le "pas plus de 50%" fonctionne bien dans le titre. Je pense par contre que cela dépend du site, du secteur, de l'activité, du modèle économique, etc etc.
    Le danger est plus de travailler sa visibilité, tout levier confondu, autour d'un seul et unique moteur et malheureusement comme évoqué, en France on ne va pas se poser la question DU moteur.

  15. Thomas Cubel 9 octobre 2015 at 10 h 42 min

    Bonjour Olivier,

    Il est clair que le trafic organique ne doit pas être le seul canal d’acquisition de trafic.
    50% me parait beaucoup et je dirais que cela est vraiment un maximum. Généralement, j'essaye d'équilibrer les différentes sources, 1/3 chacune. C'est pas toujours facile et ça dépend quand même du secteur, mais c'est mon objectif.

    Merci pour cet article.

    A bientôt !

  16. Eric Gracieta 10 octobre 2015 at 18 h 18 min

    Bonjour,

    Merci pour cet article, qui aura j'en suis sur les bon arguments pour en convaincre plus d'un que l’obsession d’être le 1er dans les moteurs de recherche est une bonne chose certes mais qu'il ne faut pas devenir dépendant d'une source pour qui vous ne représentez rien.

    Vous comptez désormais un lecteur de plus 🙂

  17. Fabien Branchut 12 octobre 2015 at 5 h 20 min

    Si un site réalise 80% de trafic SEO dont 40% via son nom de marque, c'est une bonne proportion.

  18. Simon 24 octobre 2015 at 3 h 46 min

    . Il faut quand même pas oublier que beaucoup de fournisseur d'accès à internet mettre par défaut leurs moteurs et que beaucoup de gens ne savent pas modifier.

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