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Google de retour en Chine : la colère gronde en interne


Google de retour en Chine : la colère gronde en interne
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Google de retour en Chine : la colère gronde en interne

Des informations ont dernièrement fuité au sujet du projet Dragonfly de Google, sous la forme d'une version expurgée et censurée de son moteur pour la Chine, un pays d'où elle a disparu depuis 8 ans. Mais les employés de la firme de Mountain View voient cette initiative d'un mauvais œil...

La semaine dernière, une rumeur a circulé, expliquant que Google testerait actuellement (et depuis un an) une version censurée de son moteur (sous le nom de code Dragonfly), afin de satisfaire aux demandes du gouvernement chinois quant à sa présence dans le pays. Rappelons que Google avait quasiment arrêté toutes ses activités dans ce pays en 2010, refusant par là-même de plier devant les demandes de censure du gouvernement local, préférant proposer un lien vers sa filiale de Hong-Kong. Une décision qui avait été plutôt agréablement appréciée par de nombreux observateurs (d'autres moteurs occidentaux n'ayant a priori pas la même vision). Avec Dragonfly (avec une mise en place normalement prévue pour fin 2018), exit donc les sites ou les requêtes traitant de droits de l'homme, de démocratie, de religion ou de mouvements sociaux et manifestations dans le pays. Exit également des sites d'information générale comme le New York Times, la BBC ou Wikipédia...

Cette récente rumeur d'un retour de Google en Chine via une version expurgée et censuré de son moteur (projet qui n'a pour l'instant pas été confirmé - ni infirmé - par Google) n'a donc pas soulevé l'enthousiasme outre-Atlantique, et notamment au sein des employés même de la firme de Mountain View. Les forums de discussion internes déborderaient de threads sur le sujet, avec de nombreuses personnes furieuses de ce test et de cette décision.

Quoi qu'il en soit, Google va bien être rapidement obligé de réagir officiellement, tout comme dernièrement lorsque, suite à un contrat avec le Pentagone, l'entreprise avait promis - suite à une pétition signé par plus de 4 000 employés - que ses algorithmes ne serviraient pas à l'avenir à fabriquer des armes. Mais business is business et la firme de Mountain View va-t-elle résister longtemps devant l'attrait de la deuxième économie mondiale ? Do no evil, disait l'ancien slogan de l'entreprise. Money is Heaven pourrait être le prochain...

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Google en Chine. Bientôt le retour ? Source : Reuters

1 commentaire
  1. Mathieu 9 août 2018 at 15 h 33 min Reply

    Le slogan n'est pas plutôt "Don't be evil" ? 😉
    Je pense qu'aujourd'hui, il s'agit de la plus grande ironie du monde économique...

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