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Première rencontre avec Google France et interview de Sergey Brin


Première rencontre avec Google France et interview de Sergey Brin
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olivier andrieu

J'essaierai dorénavant, lorsque j'en ai le temps, de délivrer sur Abondance un post plus personnel, relatant un souvenir, une idée ou une opinion, bref une façon de partager avec vous vingt ans de travail dans le domaine des moteurs de recherche et du référencement naturel (SEO). Aujourd'hui, je voudrais vous relater ma première rencontre avec Franck Poisson, directeur commercial de Google France en 2002, ainsi qu'une entrevue avec Sergey Brin, co-fondateur de Google, réalisée dans la foulée ainsi que la double interview qui en a résulté...

Avril 2002. Me voici à Paris, ou plus précisément à Boulogne-Billancourt où vient tout juste d'ouvrir depuis quinze jours le bureau français d'un nouveau moteur de recherche dont on entend de plus en plus parler : Google. Ma première surprise est d'arriver dans un centre d'affaires qui loue des bureaux de façon provisoire plutôt que dans une société ayant pignon sur rue. Après m'être annoncé à l'accueil, je suis reçu par... l'unique employé de Google France à cette époque, Franck Poisson, qui a été choisi par Mountain View pour mettre en lace l'antenne française. Franck n'est pas un inconnu pour moi, puisque je l'avais déjà rencontré quelques mois auparavant, dans ses précédentes fonctions chez BTLooksmart (un nom qui rappellera quelques souvenirs aux dinosaures du domaine), en provenance d'AOL. Petite anecdote : il remplace alors chez le FAI français Béatrice Cuvelier, qui rejoindra plus tard Altavista France avant d'être, elle aussi, pressentie un instant pour diriger la filiale française de Google. Les outils de recherche étaient un petit microcosme à cette époque... ;-))

franck poissonLes bureaux sont loin d'être vastes et établis. Ils transpirent le provisoire car le centre d'affaires n'est que la première étape de l'établissement de Google dans l'Hexagone. Franck Poisson, 35 ans à cette époque, en est donc le directeur commercial. Sa mission : "accroître la base clients et les revenus publicitaires de la filiale française".

Quelques jours plus tard arrive à Paris Sergey Brin, cofondateur de Google avec Larry Page. Je suis également invité à le rencontrer avec une poignée de journalistes de la presse spécialisée et quotidienne nationale, dans un petit bureau parisien. Sergey est venu inaugurer officiellement la filiale française du moteur. Je garde le souvenir d'un homme poli mais plutôt hautain et arrogant.
sergey brinAutre souvenir également : l'un des journalistes présents ce jour-là, envoyé par un des plus gros titres de la PQN, n'a eu de cesse de bombarder Sergey Brin avec des questions sur les doodles (qui ne s'appelaient pas encore ainsi), ces logos commémoratifs et personnalisés que Google proposait (et propose encore) en fonction de certains événements. Le cofondateur de Google semblait abasourdi de se voir ainsi mis sous le feu de questions sur un sujet somme toute très accessoire de la part d'un journaliste français qui a passé tout l'entretien à essayer de comprendre pour Google proposait ces logos "customisés". Un sujet qui semblait le passionner :-)... Et moi, j'avais la méga-honte de voir un digne représentant de la PQN française (dont je tairai religieusement le nom, tout comme celui du titre qui l'employait) poser des questions aussi insignifiantes (et, de plus, insister plus que lourdement sur le sujet...). Enfin, bref, tout ceci a donné lieu à une interview conjointe de Franck Poisson et Sergey Brin, parue dans la lettre "Recherche et Référencement" de juin 2002 et dont voici quelques extraits ci-dessous. Des extraits que je trouve amusants car ils permettent de mettre en perspective le Google d'aujourd'hui avec celui d'il y a 13 ans :

- Sergey, Franck, merci de nous recevoir. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de la lettre R&R ?

Sergey Brin : J'ai 28 ans, je suis né à Moscou, je suis titulaire d'un B.Sc. en mathématiques et informatique à l'université du Maryland-College Park. J'ai obtenu une maîtrise d'informatique à l'université de Stanford (Californie) avant d'interrompre mes études de Ph.D. d'informatique. J'ai obtenu une bourse de recherche (Graduate Fellowship) de la National Science Foundation. J'ai ensuite rencontré Larry Page à Stanford et nous avons commencé à travaillé au projet qui devait donner naissance à Google en 1998. Je suis aujourd'hui Responsable Technologie (CTO) de Google. Avec Larry et Eric Schmidt, je m'occupe également des opérations quotidiennes de Google. En 2002, j'ai eu le grand honneur d'obtenir le titre de "Jeune innovateur créateur d'avenirs" par le magazine Technology Review du MIT (Massachussets Institue of Technology).

Franck Poisson : J'ai 35 ans, je suis Directeur Commercial de Google France. Je suis diplômé d'un magistère de relations internationales de Paris I (Sorbonne) et de l'Institut National des Langues Orientales, ce qui m'a emmené, au tout début de mon cursus, à voyager en Europe, en notamment de passer un an en Bulgarie, car l'une de mes premières volontés était de m'occuper des minorités dans les Balkans. J'ai débuté ma carrière en 1994 chez Médiamétrie International (...). Puis, j'ai rejoint la régie Interdeco de Hachette Filipacchi Media en 1996, où j'ai accédé au poste de Directeur de clientèle des éditions Ile-de-France des magazines Télé 7 jours, Elle et Paris Match. En 1998, j'ai intégré le groupe suisse Edipresse et participé au lancement du premier magazine masculin sur le marché français, baptisé M Magazine. Je pars ensuite en 1998 chez AOL France en qualité de Directeur de la régie publicitaire.(...) Avant de venir chez Google, j'occupais depuis mars 2001 le poste de Directeur Commercial France chez BTLooksmart, joint venture entre British Telecom et Looksmart. (...)

- Pouvez-vous nous présenter Google en chiffres ?

S.B. : Notre index propose 3 milliards d'"objets", dont 2 milliards de pages web, 390 millions d'images, 700 millions de messages dans 35 000 forums de discussion différents et plus de 22 millions de documents PDF. Nous satisfaisons plus de 150 millions de recherches par jour dans le monde. Nos sites accueillent 52,4 millions de visiteurs uniques par mois à domicile. Notre interface est disponible en 74 langues, il est possible d'effectuer des recherches en 28 langues différentes. Enfin, plus de 50% des recherches effectuées sur Google proviennent de l'extérieur des US. Dans le monde, nous employons plus de 400 personnes : 300 au "Googleplex", notre siège social, à Moutain View, en Californie, et 100 dans nos autres structures, notamment à Londres, Hambourg, Paris et Tokyo. Parmi nos employés, 200 environ travaillent, à temps plus ou moins complet, à la R&D.

F.P. : Plus de 7 millions de recherches sont effectuées chaque jour sur le site Google.fr, qui draîne 3,11 millions de visiteurs uniques par mois (source Nielsen Netratings, avril 2002). Le français est la cinquième langue la plus utilisée sur Google, aussi, il devenait logique, voire urgent, de créer une filiale en France, car la demande des annonceurs était forte. Le site français de Google atteint un taux de couverture de 28% dans l'Hexagone (26,5% dans le monde), ce qui en fait le 7ème site français sur ce critère. Nous allons initier la filiale française avec 6 personnes pour, nous l'espérons, monter en puissance rapidement. L'équipe devrait comprendre un "traffic manager" plus deux personnes plus spécifiquement allouées aux "Adwords Select". Je m'occuperai, pour ma part, plus particulièrement des "Premium Sponsorships".

- Que va proposer Google France ?

F.P. : Google France est clairement un bureau commercial, pas une entité technique. Notre mission est donc de rentabiliser notre outil de recherche au travers d'offres publicitaires en adéquation avec la demande. Car aujourd'hui, nous sommes face à une situation où nous essayons d'éteindre le feu plutôt que de prospecter, car la demande des annonceurs est énorme, ce qui nous réjouit, bien sûr. Grosso modo, nous allons commercialiser deux types de produits :

* Les "Premium Sponsorships", qui sont des liens commerciaux affichés en tête de liste des réponses sur la page de résultats. Ils sont au nombre de deux maximum et sont commercialisés au CPM (au nombre d'affichages), au coût initial de 60 euros les mille affichages. Bien entendu, le prix dépend ensuite du volume acheté avec des possibilités de remise, etc.
Sur ces liens, le taux de clic moyen est de 2,7%, à comparer au taux de clic moyen d'une bannière publicitaire "classique", qui est le plus souvent de l'ordre de 0,1 à 0,2%. Pour les "Premium Sponsorships", nous avons même des records de taux de clic à 25%. Mais ce sont des records, pas des chiffres habituels... Cependant, lorsque le taux de clic d'un bandeau descend sous les 2,5%, nous appelons le client pour voir avec lui ce qu'il est possible de faire, car nous estimons qu'il y a un problème et que la campagne n'est pas assez efficace ni pour l'annonceur, ni pour l'utilisateur...
Dans le cadre des "Premium Sponsorship", nous imposons également un certain nombre de contraintes à nos annonceurs : pas de pop-up à l'ouverture de la page destination, bouton "page précedente" toujours disponible pour pouvoir revenir sur Google au cas où, etc. Nous testons les pages de nos annonceurs sur plusieurs plates-formes et essayons d'être très strict à ce niveau-là.

* Les "Adwords Select", qui sont des "boîtes publicitaires" qui s'affichent en fonction du mot clé demandé par l'internaute. Ils sont, eux, affichés sur la droite de l'écran.
Ces "Adwords" étaient d'abord commercialisés au CPM, comme les "Premium Sponsorships". Aujourd'hui, ils s'appellent "Adwords Select" et sont achetés au CPC, c'est-à-dire au clic. L'annonceur ne paye donc que si l'internaute clique sur le lien proposé, et non plus à chaque affichage, que le lien proposé soit cliqué ou non. Cela nous semble plus juste et correspondre à une demande de la part des annonceurs. Le système est assez comparable, sur le papier, à ce que peuvent proposer des sociétés comme Espotting ou Overture, puisque l'annonceur peut proposer une enchère pour les mots clés qu'il désire acheter. Cependant, parce que nous sommes toujours très regardant sur ce que nous proposons à nos visiteurs, nous avons ajouté une donnée importante : l'ordre d'affichage des "Adwords Select" sur la page pour un même mot clé dépend non seulement de l'enchère proposée, mais également du taux de clic sur le lien en question. Plus le lien est cliqué, meilleur est son classement. Aussi, le premier "Adwords Select" affiché peut ne pas être celui qui propose la plus grosse enchère. Cela permet, d'après nous, de garantir une bonne qualité des résultats proposés tout en augmentant nos revenus. Notre slogan pourrait être "La publicité c'est bien, l'internaute, c'est mieux !"... Nous sommes avant tout un moteur de recherche qui fait de la publicité accessoirement, pourrait-on dire... Nous ne sommes pas un "réseau fournisseur de clics" comme Espotting ou Overture, mais avant tout, et c'est réellement notre positionnement majeur, un moteur de recherche...
(...)
Pour conclure, nous espérons, avec ces offres publicitaires, offrir une véritable prestation de place de marché, entre la demande des annonceurs et l'offre que nous proposons sur les pages de résultats du moteur de recherche Google. Nous avons l'ambition d'être l'axe de rencontre entre cette offre et cette demande.

- Allez-vous proposer ces offres publicitaires sur d'autres portails que Google en France ?

F.P : Pour les "Premium Sponsorships", clairement non. Il s'agit d'une offre spécifique à Google et ces liens textuels resteront, dans le monde comme en France, sur les pages de résultats du moteur de recherche Google et pas ailleurs. En revanche, nous espérons, bien sûr, commercialiser les "Adwords Select" sur d'autres portails, chez d'autres "partenaires syndiqués", comme sur Earthlink ou Sympatico en Amérique du Nord. En France, ils sont déjà visibles sur le site de Free (http://www.free.fr/) par exemple. Nous allons donc explorer également cette voie en France. Nous avons d'ailleurs déjà commencé quelques négociations sur ce point...

- Quelle est la structure utilisée au niverau technique ? Un centre de ressources est-il bientôt prévu en Europe ?

S.B. : Nous utilisons plus de 10 000 serveurs à l'heure actuelle. Un "Data Center" est effectivement prévu en Europe bientôt. Nous commencerons avec une centaine de serveurs pour aller rapidement à un millier de machines. Ce centre de données sera situé en Suisse, pour plusieurs raisons : l'un de nos responsables techniques qui va suivre le projet est Suisse, mais également parce que ce pays dispose d'une bonne connectivité Internet. Et n'oublions quelques avantages fiscaux également ;-)...

- Comment se passent les négociations avec Yahoo! pour la délivrance des résultats "moteurs" ?

S.B. : Google a aujourd'hui plus de 100 sites partenaires à qui nous délivrons des résultats de type "moteur". Mais Yahoo! est l'un des premiers à nous avoir fait confiance et nous savons ce que nous lui devons. D'autre part, le contrat avec Yahoo! nous ramène chaque année environ 10 millions de $, ce qui n'est pas négligeable... Nous espérons donc de tout notre coeur continuer avec Yahoo!, mais cela risque d'être assez long, car les négociations battent leur plein en ce moment...

- D'où viennent vos revenus ? Google est-il rentable ?

F.P. : La société Google Inc est rentable depuis l'année dernière et, en règle générale une filiale à l'étranger l'est dans les trois mois qui suivent son installation sur un territoire. Nous y allons pas à pas, mais assez rapidement tout de même... Nos revenus viennent à 50% de la publicité ("Premium Sponsorships" et "Adwords Select") et à 50% de la revente de notre technologie à nos partenaires syndiqués (Yahoo!, Google, Club-Internet en France, etc.) et des revenus générés par notre solution de recherche pour réseaux d'entreprise, la Google Search Appliance (http://www.google.com/appliance/) qui devrait d'ailleurs être commercialisée en France d'ici à 2003.

- Quel est le profil de l'internaute qui utilise Google aujourd'hui ?

F.P. : Nos études montrent que le visiteur-type de Google est un homme (63%), entre 25 et 49 ans. Mais ce type de profil nous importe peu, finalement. Nous, ce qui nous intéresse, c'est de savoir ce que recherchent les internautes sur notre moteur. Et notre ambition, c'est de leur fournir la réponse la plus pertinente possible. Après tout, si quelqu'un recherche une voiture de location, peut nous importe son âge et son sexe. En revanche, nous devons être à même de lui indiquer au mieux où et comment louer sa voiture...

(...)

- Quand proposerez-vous une offre de référencement payant, comme vos concurrents Altavista, Inktomi ou Fast ? Cela pourrait éviter que certains sites, comme le mois dernier, disparaissent de l'index de Google pendant quatre semaines, ce qui peut être préjudiciable pour des sites professionnels... D'autre part, les référenceurs professionnels disent qu'en France, bon nombre d'entreprises seraient prêtes à payer pour cela... (NDLR : rappelons que la vraie notion de "référencement payant" illustre le fait qu'une entreprise paye pour être indexée dans un moteur de recherche ; Rien à voir avec les liens sponsorisés, donc...)

S.B. : Nous avons effectivement eu quelques problèmes d'index le mois dernier, mais tout cela doit être résolu, maintenant, je pense... Ceci dit, même si nous ne proposons pas d'offre de soumission payante, quel outil de recherche utilisez-vous ?

- Google. Mais mon point de vue, en tant qu'utilisateur, n'est pas le même que celui du responsable de site, qui désire obtenir non pas une garantie de positionnement, mais une garantie de présence de certaines de ses pages dans l'index de Google, avec éventuellement une garantie de mise à jour fréquente.

S.B. : Pour l'instant, nous ne pensons pas proposer une offre de référencement payant, car nous essayons d'offrir le meilleur service gratuitement, avec une indexation/mise à jour mensuelle en règle générale et un "refresh" parfois quotidien de sites d'actualité. Cependant, rien n'est gravé dans le marbre, peut-être Google proposera-t-il un jour ce type d'offre, mais ce n'est pas une priorité pour nous, en tout cas...

- Quel sont les prochains grands chantiers de Google ?

S.B. : Nous essayons le plus possible, de façon quotidienne, et nous travaillons beaucoup sur ce point, de mieux comprendre la demande, la requête que nous adresse l'internaute. Nous essayons d'être également plus souple dans la prise en considération de la requête : gestion des opérateurs booléens, de la casse, de l'accentuation, etc. Nos principaux efforts de R&D sur le moteur de recherche (en dehors de ce que l'on peut voir dans nos laboratoires, à l'adresse http://labs.google.com/) vont dans ce sens...

Merci, Sergey et Franck !

Voilà, retranscrit en partie, cet interview réalisée au premier semestre 2002. On sait où Google en est aujourd'hui. O tempora, O mores... Et, pour terminer, voici en prime un de ces doodles (datant de 2002) qui ravissait tant notre journaliste et qui souhaitait de bonnes fêtes aux visiteurs du moteur de recherche à cette époque-là 🙂 :

google-doodle-2002.png

Source de l'image : Google

Commentaires : 6
  1. Sylvain Richard 2 mars 2015 at 9 h 41 min

    Une bonne chose de mettre un peu plus de "perso" comme ça dans tes billets. Je crois que c'est ce qui me manquait le plus sur ton blog.
    Et un grand merci pour nous replonger 13 ans en arrière comme ça. Quand on voit à quel point Google a évolué, c'est sidérant.

  2. Jean 2 mars 2015 at 13 h 56 min

    J'ai bien aimé le passage "Ce centre de données sera situé en Suisse..."
    Dans le même sujet on a droit aux vidéos de Google en travaux de commission du sénat.
    Mais bon, si on peut permettre à un groupe de gagner des milliards sans rien payer et demander aux petits de payer pour cela et que personne ne se plaint, après tout, pourquoi pas !

  3. Franck POISSON 2 mars 2015 at 22 h 45 min

    Cher Olivier, tout cela ne nous rajeunie pas. Jamais j'aurais pensé en les rejoignant en 2002 que la grosse PME (270 salariés en avril 2002 quand je les rejoins) qu'était google allait devenir GOOGLE.
    En tout cas cet interview que tu as mené est mine de rien historique. C'est toujours comme ça, quand on écrit l'histoire, sur le moment on ne peut pas s'en rendre compte.

    Merci encore pour ce souvenir.

  4. tanguy 2 mars 2015 at 23 h 25 min

    13 ans déjà pour cette interview. Je comprends mieux pourquoi on appelle Mr Andrieu le papa du référencement ! 🙂 C'est marrant de passer de 2 milliards de page indexées à 30 milliards de milliards de pages en 2015.

    Merci pour cette article !

  5. Angelo Ronald 4 mars 2015 at 9 h 57 min

    Merci pour cet article qui me donne envie de continuer mon aventure en SEO.

    En 2002 tu as déjà pensé que tu seras le meilleur référenceur en France en futur Olivier?

  6. Olivier Andrieu 4 mars 2015 at 9 h 59 min

    @ Angelo Ronald : je n'y ai jamais pensé, ni en 2002, ni en 2015 :)))

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