Ce qu'il faut retenir :

  • Clarity introduit une carte "AI Scrape-to-Referral Ratio" qui compare, en un seul indicateur, l'activité de scraping des IA et le trafic de référencement qu'elles génèrent réellement.
  • Un exemple partagé par Microsoft montre un outil IA ayant envoyé 41 visites référencées, pour un ratio d'environ 6 000 scrapes pour une seule visite renvoyée.
  • Le rapport Bot Analytics propose désormais un classement des opérateurs IA par source, des garde-fous sur la couverture des domaines mappés, et un accès direct aux enregistrements de session filtrés par source IA.
  • Il n'existe pas de ratio universel à viser : le seuil acceptable dépend du site, de son modèle économique et de ses objectifs.

Beaucoup d'éditeurs de sites se posent la même question : vaut-il la peine de laisser les robots IA explorer et exploiter le contenu de leur site ? Jusqu'ici, il était difficile de répondre autrement que par intuition. Avec cette nouvelle fonctionnalité, Microsoft Clarity tente d'apporter une réponse chiffrée.

Comme l'explique Microsoft, cette carte permet d'évaluer l'arbitrage entre extraction de contenu et retour de trafic, puis d'aller observer le comportement des visiteurs venus depuis une source IA une fois sur le site.

Concrètement, le AI Scrape-to-Referral Ratio met en regard le volume de scraping effectué par une IA et le nombre de visites qu'elle a réellement générées vers le site. Un exemple diffusé par Microsoft illustre bien l'écart qui peut exister : un outil IA ayant envoyé 41 visites référencées affichait, une fois le calcul fait, un ratio d'environ 6 000 scrapes pour une seule visite retournée.

Source : Microsoft Clarity

Les nouvelles fonctionnalités du rapport Bot Analytics

Au-delà de cette carte principale, le rapport Bot Analytics s'enrichit de plusieurs éléments complémentaires :

  • Classement par opérateur : une liste hiérarchisée des opérateurs qui renvoient du trafic, permettant d'identifier lesquels ont une activité de scraping élevée avec un retour de trafic limité.
  • Garde-fous sur les domaines mappés : les ratios ne sont calculés que sur les domaines correctement associés, afin d'éviter des agrégats trompeurs lorsque la couverture CDN et celle de Clarity ne coïncident pas totalement.
  • Gestion des écarts de couverture : quand les données de bots IA et les données de référencement ne couvrent pas les mêmes domaines, Clarity fournit du contexte pour comprendre l'impact sur le ratio.
  • Accès direct aux enregistrements de session : un clic depuis les insights de référencement ouvre l'onglet Recordings avec les filtres déjà appliqués pour la source IA sélectionnée.
  • Analyse qualitative du trafic : au delà du simple comptage de visites, il devient possible de voir si les visiteurs venus d'une IA font défiler la page, s'engagent, convertissent ou repartent rapidement.

Comment accéder à cette donnée

Microsoft a détaillé la marche à suivre pour consulter cette nouvelle métrique :

  1. Ouvrir Bot Analytics dans le AI Visibility Dashboard de Clarity.
  2. Consulter la carte AI Scrape-to-Referral Ratio pour comprendre le retour global et la performance par opérateur.
  3. Vérifier le contexte de couverture pour confirmer l'alignement des domaines mappés entre les sources de données connectées.
  4. Sélectionner une source de référencement depuis la carte pour ouvrir les enregistrements de session filtrés sur le trafic issu de cette IA.
  5. Regarder ces enregistrements pour évaluer la qualité des visites : engagement, actions significatives comme les achats, inscriptions ou remplissages de formulaires.
  6. Utiliser ces éléments pour comparer les sources IA entre elles et affiner sa propre définition de la valeur de la visibilité IA.

Quel ratio viser ?

C'est la question que tout le monde se pose logiquement après avoir découvert cet outil. Mais il n'existe pas de réponse unique : le seuil jugé acceptable dépend du site concerné, de son modèle économique et de l'objectif poursuivi par le site web. Un éditeur média n'aura pas la même tolérance qu'un site e-commerce ou qu'une plateforme B2B, par exemple.