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Google et la presse belge viennent d'enterrer la hache de guerre en signant un accord de collaboration de leurs sites web et offres de publicités. Un accord qui risque de ne pas enchanter les autres acteurs de la presse européenne cherchant actuellement à faire plier la firme de Mountain View...

Hier, un message sur le blog officiel de Google France annonçait un accord avec la presse belge, suite à un litige qui durait depuis plus de 6 ans. Cet accord qui - semble-t-il - avait plutôt vocation à rester secret, "met fin au litige" si l'on en croit Google.

Malheureusement, le billet officiel ne permet pas vraiment de savoir précisément en quoi consiste cet accord et les termes proposés sont plus que flous. Il s'agit en effet de :

- Promouvoir les services des éditeurs et de Google : Google fera la promotion de ses services dans les médias des éditeurs, tandis que les éditeurs de presse feront appel aux solutions publicitaires de Google, en particulier AdWords, pour attirer de nouveaux lecteurs ;

- Augmenter les revenus des éditeurs, en travaillant ensemble à la monétisation de leurs contenus via des modèles premium (paywall, abonnements) et des solutions publicitaires telles que les plateformes AdSense et AdExchange ;

- Renforcer la participation des lecteurs en implémentant sur les sites d'information les outils sociaux de Google+, notamment la fonctionnalité de vidéos Hangouts, et en lançant des chaînes YouTube officielles ;

- Améliorer l'accès au contenu original des éditeurs en favorisant sa distribution sur les plateformes mobiles, en particulier sur les smartphones et les tablettes.

Il n'est donc pas question ici de rémunération de la presse belge alors que plusieurs chiffres sortent dans la presse à l'heure actuelle, évoquant une indemnisation correspondant à 2 et 3% du chiffre d'affaires de la presse belge francophone, soit près de 5 millions d'euros. Ce chiffre est contesté par Google, qui indique cependant "avoir versé une somme qui permettra aux éditeurs de régler leurs frais de justice".

Il semblerait en tout cas qu'aucun accord n'ait été mis en place pour une rémunération contractuelle et régulière de la presse pour indexation de leurs contenus. Une nouvelle qui ne devrait pas réjouir les autres organismes de presse qui sont en guerre avec le moteur de recherche en Europe et notamment en France. D'ailleurs, le message sur le blog de Google France est clair : "au lieu de poursuivre le débat sur des interprétations juridiques, nous nous sommes mis d'accord sur la nécessité de mettre nos griefs de côté et de privilégier la collaboration. C'est le même message que nous souhaitons envoyer aux éditeurs du monde entier : nous avons bien plus à gagner en travaillant ensemble qu'en se disputant." Comprenne qui pourra... 🙂

crieur de journaux
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