Ce qu'il faut retenir :
- Les dashboards permettent de regrouper les métriques clés sur une seule page, avec une création en glisser-déposer.
- Six types de visualisations sont disponibles : scorecards, tableaux, courbes, barres, donuts et entonnoirs de conversion.
- Les propriétés standard sont limitées à 15 cartes par dashboard, contre 30 pour les propriétés premium.
- La création reste réservée aux profils Éditeur et Administrateur, mais la consultation est ouverte à tous les utilisateurs ayant accès à la propriété.
Une nouvelle fonctionnalité attendue
L'information a été confirmée par Google lui-même dans sa documentation officielle, puis reprise par plusieurs médias, dont Search Engine Roundtable. Google y explique que les dashboards constituent une façon flexible pour les entreprises de visualiser leurs KPI sur un seul rapport, avec une interface repensée intégrant la création intuitive de visualisations et le glisser-déposer.
Une page unique pour tous les indicateurs clés
L'intérêt principal de cette nouveauté tient dans sa promesse de simplification. Plutôt que de naviguer entre différents rapports pour retrouver les métriques qui comptent vraiment pour l'activité, tout se consolide désormais dans une interface unique et flexible. C'est un changement d'approche assez net pour un outil qui obligeait jusqu'ici à jongler entre plusieurs sections.
Le système repose sur une grille qui autorise le placement manuel des cartes, leur alignement et le redimensionnement libre. Concrètement, la création d'un graphique se fait en glissant et déposant les dimensions et les métriques directement sur le canevas du tableau de bord, sans passer par des menus complexes.
Autre nouveauté pratique : au moment d'enregistrer un dashboard, il est possible de le publier directement dans la navigation de gauche, sans devoir passer par la bibliothèque comme c'était le cas auparavant.
Six types de visualisations disponibles
Google Analytics propose désormais un éventail assez complet de formats graphiques pour représenter les données :
- Les scorecards, pour afficher des KPI de haut niveau, avec la possibilité d'inclure des pourcentages d'évolution lorsqu'une comparaison de dates est appliquée.
- Les tableaux détaillés, qui prennent en charge les barres de progression ombrées ainsi que la pagination.
- Les courbes, pour suivre l'évolution des métriques dans le temps, avec un choix de granularité quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle.
- Les graphiques en barres, horizontales ou verticales, pour comparer des dimensions entre elles.
- Les graphiques en anneau (donut), utiles pour visualiser la contribution de chaque partie à un ensemble.
- Les entonnoirs de conversion, qui permettent de suivre les étapes d'un tunnel et d'identifier les points de décrochage.
Cette diversité de formats vise à couvrir la majorité des besoins de reporting sans avoir à exporter les données vers un outil tiers.
Comment créer un dashboard ?
La procédure reste assez simple. Il faut se connecter à Google Analytics, sélectionner Rapports dans le menu de gauche, puis cliquer sur Créer en haut de la navigation des rapports, dans la section Dashboard. Pour modifier un dashboard existant déjà publié, il suffit de le sélectionner dans la navigation de gauche et de cliquer sur l'icône d'édition.
Une fois sur le canevas, il est possible de glisser-déposer les types de visualisation souhaités, scorecards ou graphiques personnalisés, puis d'y ajouter les dimensions et métriques correspondant aux besoins de reporting. Le panneau de droite permet ensuite d'affiner chaque visualisation sélectionnée. La sauvegarde se fait via le bouton Enregistrer, et la publication dans la navigation de gauche via le bouton Publier.
Qui peut créer et qui peut consulter les dashboards ?
L'accès à la création de dashboards est conditionné par le rôle attribué sur la propriété. Seuls les profils disposant du rôle Éditeur ou Administrateur peuvent créer et publier un tableau de bord. En revanche, une fois publié, un dashboard devient consultable par toute personne ayant accès à la propriété, quel que soit son niveau de droits. Cette distinction permet de garder un contrôle centralisé sur la création tout en diffusant largement l'information une fois le rapport finalisé.
Les limites actuelles de l'outil
Comme souvent lors d'un lancement, cette fonctionnalité comporte encore certaines restrictions. Le nombre de cartes par dashboard est plafonné : 15 cartes maximum pour les propriétés standard, contre 30 pour les propriétés premium. Cette limite peut vite devenir contraignante pour les sites qui suivent un grand nombre d'indicateurs en parallèle.
Du côté du partage, tous les dashboards publiés sont automatiquement partagés à l'échelle de la propriété, sans granularité plus fine possible pour le moment.
Enfin, plusieurs fonctionnalités ne sont pas encore prises en charge à ce stade : le support de l'API, l'utilisation de segments, ainsi que les comparaisons au niveau des cartes individuelles. Des manques qui devraient logiquement se combler avec les prochaines évolutions de l'outil, mais qui limitent pour l'instant les usages les plus avancés.