Pogosticking

Le pogosticking décrit le comportement d'un internaute qui clique sur un résultat de recherche, revient aussitôt à la page de résultats, clique sur un autre résultat, et ainsi de suite, comme sur un bâton sauteur. Il signale que les pages visitées n'ont pas répondu à sa question. Google affirme ne pas l'utiliser comme signal direct, mais ses systèmes exploitent bien les données de clics et de retours.

Qu'est-ce que le pogosticking ?

Le terme « pogosticking » tire ses origines du jeu enfantin du même nom, où l'on saute de haut en bas sur un bâton à ressort. Dans le contexte du SEO, il décrit un comportement spécifique des utilisateurs qui, dans leur recherche d'informations, sautent rapidement d'un résultat à l'autre dans les SERP de Google au lieu de rester sur une page. Cela suggère que la page qu'ils ont visitée n'a pas répondu à leurs attentes.

L'impact du pogosticking sur le SEO

Google a toujours nié utiliser le pogosticking comme facteur de classement à proprement parler, John Mueller l'a répété à plusieurs reprises. Mais les documents rendus publics en 2024 (procès antitrust américain, fuite de documentation interne) ont confirmé l'existence de NavBoost, un système qui exploite les clics et la durée des visites depuis les résultats pour ajuster les classements : un retour rapide vers la page de résultats y est un signal parmi d'autres. Dans les faits, un taux élevé de retours Un taux élevé de pogosticking peut signaler à Google que votre contenu ne répond pas à la recherche de l'utilisateur, provoquant une chute dans le classement. Il est donc essentiel de le distinguer du taux de rebond qui, lui, tient compte de tous les utilisateurs qui quittent un site après avoir consulté une seule page, quel que soit le temps passé sur cette page.

Identifier les problèmes de pogosticking

Dans un outil d'analyse d'audience comme GA4, les signes indiquant des problèmes de pogosticking comprennent un taux d'engagement faible et une durée d'engagement courte sur les entrées en provenance de la recherche organique. De tels indicateurs peuvent montrer que les utilisateurs ne trouvent pas ce qu'ils cherchent sur votre site et donc, qu'ils y passent peu de temps.

Stratégies pour résoudre le pogosticking

Résoudre le pogosticking implique souvent une amélioration de l'expérience utilisateur. Un bon point de départ est d'améliorer les balises Title et meta-description pour qu'elles reflètent précisément le contenu de la page. Le contenu lui-même devrait être pertinent, clair, et utile pour l'utilisateur. De plus, la vitesse de chargement du site joue un rôle important : un site lent peut frustrer les utilisateurs et les inciter à quitter la page rapidement.

Comprendre l'intention de recherche pour réduire le pogosticking

Comprendre les différentes intentions de recherche des utilisateurs peut vous aider à créer du contenu adéquat qui répondra à leurs besoins et réduira donc le pogosticking. Les utilisateurs peuvent chercher à obtenir des informations (recherche informationnelle), à accéder à un site spécifique (recherche navigationnelle), à acheter un produit (recherche transactionnelle), ou à comparer des produits (recherche commerciale).

Conseils pratiques pour minimiser le pogosticking

Pour minimiser le pogosticking, proposez une expérience utilisateur de qualité. Assurez-vous que votre site se charge rapidement, que vos pages sont aisément navigables, et que votre contenu est à la fois pertinent et engageant. Évitez les publicités excessives qui peuvent frustrer l'utilisateur et augmenter les chances de pogosticking.

Sources :

FAQ

Pogosticking et taux de rebond, est-ce la même chose ?

Non. Le rebond mesure une visite d'une seule page, quelle qu'en soit la raison : un internaute qui lit un article en entier puis part a rebondi mais était satisfait. Le pogosticking désigne le retour immédiat aux résultats pour cliquer ailleurs, signe d'insatisfaction. Le premier se mesure, le second se déduit.

Google utilise-t-il le pogosticking pour classer les pages ?

Pas sous ce nom, et Google l'a nié. Mais les documents de 2024 ont montré que NavBoost utilise les clics « longs » et « courts » depuis les résultats. Un retour rapide et répété vers la page de résultats est donc au moins pris en compte indirectement.

Comment réduire le pogosticking sur une page ?

En tenant la promesse du résultat : title et meta description fidèles au contenu, réponse à la question dès le haut de page, chargement rapide, pas d'interstitiel ni de publicité envahissante, et un contenu qui couvre réellement l'intention de recherche.

Un internaute qui revient aux résultats est-il toujours insatisfait ?

Non : il peut comparer plusieurs sources, ou avoir trouvé une réponse courte et vouloir la vérifier. C'est le motif répété (retour rapide sur plusieurs pages) qui trahit un problème, pas un retour isolé.

En résumé

  • Pogosticking : les allers-retours rapides entre la page de résultats et plusieurs pages, signe d'insatisfaction.
  • Différent du rebond, qui ne dit rien de la satisfaction.
  • Google le nie comme facteur, mais NavBoost exploite les clics courts et longs.
  • Causes : promesse non tenue par le title, réponse enfouie, page lente ou encombrée, intention mal comprise.
  • Remède : répondre vite et juste à l'intention de recherche.

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Pogosticking

Publié le Mis à jour le

Victor Lerat

Victor Lerat

Directeur & Consultant SEO chez Abondance

Consultant SEO, Victor Lerat dirige Abondance depuis sa reprise par le groupe KHUMBU en 2023. Co-fondateur de l'agence KHOSI à Nantes, il accompagne marques et e-commerçants sur leur visibilité dans les moteurs de recherche et les moteurs de réponse IA, avec une appétence particulière pour la donnée : logs serveur, crawl et analytics.

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