Transparence : Abondance utilise l’IA à bon escient.En savoir plus

Abondance utilise l’IA à bon escient.

L’IA nous aide pour la veille et la préparation des articles, et chaque article est relu et validé par l’équipe éditoriale d’Abondance avant sa publication. Notre usage de l’IA.

Ce qu'il faut retenir :

  • En mode Thinking, environ 3 résultats sur 4 lus par ChatGPT proviennent de Google : bien se positionner demeure un prérequis du GEO.
  • Les mentions de marque et les ancres au nom de la marque sont les signaux les plus corrélés à la visibilité dans les AI Overviews.
  • Un article classé sur la requête principale et au moins une sous-requête a 2,6 fois plus de chances d’être cité dans les AI Overviews.
  • La marque doit apparaître dans le premier tiers de l’article, et non dans l’encadré de fin.
  • Réactiver des articles déjà en ligne peut être plus rentable que d’en acheter de nouveaux.
  • Google et l’IA ne lisent pas un article au même rythme : mesurer trop tôt peut fausser le bilan.

Deux plans média, deux budgets, souvent les mêmes médias

Le point de départ de la conférence de nos deux experts part d’un constat d’organisation. Dans beaucoup d’entreprises, le netlinking est piloté au lien et à la position Google, tandis que la visibilité IA est pilotée à la citation et à la part de voix. 

Résultat : deux outils, deux calendriers et souvent deux équipes. Les outils de netlinking ne mesurent pas la citation IA, et les outils de suivi IA ne relient pas la citation au plan d’achat.

Or ces deux plans média visent fréquemment les mêmes sites. Les entreprises paient ainsi parfois deux fois pour le même actif : l’article tiers. C’est tout le sens de l’approche de Getfluence, qui publie des contenus tiers pensés pour ranker sur Google et être cités par les IA : un même article peut parfaitement remplir les deux rôles, à condition d’être choisi, écrit et piloté pour ça.

Ce que disent les données sur Google, ChatGPT et les liens

ChatGPT puise largement dans Google

Selon une étude de Resoneo publiée sur Search Engine Land (1 200 réponses ChatGPT, 88 000 résultats, 26 900 pages analysées en juillet et août 2026) et partagée sur Abondance, environ 75 % des résultats récupérés par ChatGPT en mode Thinking (version payante) viennent de Google, le reste provenant de l’index propre d’OpenAI, baptisé Labrador. En version gratuite, la proportion s’inverse : Labrador fournit 74,7 % des résultats et les actualités (via Oxylabs) 22 %.

Un autre enseignement à retenir : l’index d’OpenAI ne recoupe presque pas Bing, puisque seulement 1,5 % de ses URL figurent dans le top 20 de Bing. En conclusion, il faut à la fois être bien classé sur Google et entrer dans l’index d’OpenAI.

ChatGPT cite moins de sites, surtout ceux qu’il ouvre

Sur l’ensemble des réponses étudiées, 61 332 URL ont été remontées, dont 5 032 sources principales et seulement 759 pages réellement ouvertes. Ces pages ouvertes sont citées dans 74 % des cas, contre 7 % pour les autres.

La concurrence pour la citation se resserre aussi. D’après les travaux de Resoneo sur des données Meteoria (400 prompts par jour pendant 14 semaines, soit 27 000 réponses, corroborés par des logs Oncrawl), le nombre moyen de domaines cités par réponse est passé de 19 à 15 depuis GPT-5.3 Instant, en mars 2026, soit 21 % de places en moins. En mode gratuit, ChatGPT ne cite en moyenne que 3,5 domaines.

Lien et mention ne s’opposent pas

Une étude Ahrefs menée en mai 2025 sur 75 000 marques a mesuré la corrélation entre plusieurs signaux et la visibilité d’une marque dans les AI Overviews. Les mentions web de la marque arrivent en tête (0,66), devant les ancres de lien au nom de la marque (0,53), le Domain Rating (0,33) et le nombre de backlinks (0,22). Il s’agit de corrélations, pas de liens de causalité, mais elles montrent qu’une ancre au nom de la marque compte à la fois comme lien et comme mention.

Par ailleurs, les liens restent le principal chemin de découverte des pages. Lors de tests menés par Resoneo à l’été 2026, GPTBot n’a suivi aucune des 8 URL présentes uniquement dans le sitemap. Googlebot, lui, suit toujours les liens.

Christian Desert (Getfluence) au SEO & GEO Summit - Photo : William Jezequel

Astuce 1 : choisir des médias qui rankent et sont déjà cités

Selon Getfluence, qui s’appuie sur les analyses de Kevin Indig (Growth Memo, mars 2026, 1,2 million de réponses ChatGPT) et de LLM Pulse, une trentaine de médias concentrent environ deux tiers des citations sur un sujet donné. Les intervenants recommandent de partir de cette liste avant de rédiger le brief, puis de la croiser avec les positions Google de chaque média. C’est ce que fait l’outil SpotFinder™ de Getfluence.

Ce croisement permet de classer les médias en quatre catégories :

  • Double levier (visible sur Google et cité par l’IA) : priorité à un article AI-First™ ou à une AI-Mention™.
  • SEO seul : un lien et un article structuré pour devenir source.
  • GEO seul : une AI-Mention™ dans l’article déjà cité, plus des liens vers son URL.
  • À écarter : ni visibilité Google, ni citation.

Avant d’acheter, il convient de se poser quelques questions :

  • Est-il lisible (robots de recherche IA autorisés, texte présent dans le HTML, page de moins de 4 Mo) ?
  • L’article sera-t-il lié depuis la page d’accueil ou une rubrique, pour que GPTBot puisse le découvrir ?
  • Le média apparaît-il déjà dans les sources de vos prompts cibles ?
  • Ranke-t-il sur Google sur les sous-requêtes du sujet ?

Une bonne nouvelle pour les annonceurs : selon une analyse LvlUp / GNewsalyzer portant sur 1 132 sites de presse français (novembre 2025), 19,4 % bloquent GPTBot, le robot d’entraînement d’OpenAI, mais seulement 4,8 % bloquent OAI-SearchBot. Attention toutefois au pare-feu : un robots.txt ouvert peut masquer un blocage en 403.

Astuce 2 : construire l’article sur la requête Google et ses sous-requêtes IA

Les moteurs génératifs reformulent la question de l’internaute en plusieurs sous-requêtes (le query fan-out). Une étude de Surfer portant sur 173 902 URL citées montre qu’une page classée sur la requête principale et sur au moins une sous-requête a 51,2 % de probabilité d’être citée dans Gemini, contre 29,2 % pour une page classée uniquement sur des sous-requêtes et 19,6 % pour une page classée sur aucune des deux. Soit un rapport de 2,6.

À titre d’illustration, une question comme « Quelle société de portage choisir ? » peut devenir « meilleures sociétés de portage 2026 », « portage salarial frais de gestion comparatif » ou « avis société de portage consultant ».

La méthode proposée tient en quatre étapes :

  1. Relever les fan-outs de vos prompts cibles, sur plusieurs passages et plusieurs moteurs.
  2. Vérifier leur demande sur Google : volume, SERP, médias qui rankent.
  3. Structurer l’article avec une sous-requête par intertitre et la réponse dès la première phrase.
  4. Titrer en annonçant les critères de choix dès le titre.

Exemple réel issu d’une campagne OVHcloud, publié sur lebigdata.fr le 8 septembre 2026 : « Cloud public IA et machine learning : comparatif 2026 des offres selon les coûts, les GPU proposés et leur conformité ». Chaque critère du titre correspond à une sous-requête et à un intertitre.

Astuce 3 : placer la marque dans le premier tiers, en tête de liste

Le haut de page concentre les citations

Selon Kevin Indig, 44,2 % des citations proviennent du premier tiers de la page, 31,1 % du milieu et 24,7 % du dernier tiers. Côté Gemini, d’après une étude de Resoneo à paraître, 33 % des passages repris viennent des 10 premiers pourcents de la page, contre 3,2 % pour les 10 derniers.

Les intervenants citent aussi le cas d’un comparatif tiers régulièrement repris dans le B2B SaaS : la marque classée en première position y gagne 16,5 points de visibilité IA, avec un net décrochage dès la deuxième place. D’où ce conseil : se faire classer dans la liste des autres plutôt qu’écrire la sienne, et éviter de reléguer la marque dans l’encadré de fin.

Une phrase qui porte à la fois le lien et la mention

Une même phrase peut servir Google et l’IA si elle réunit quatre éléments : 

  • Une ancre au nom de la marque (le lien pour Google, la mention pour l’IA), 
  • Un attribut précis sur lequel la marque se distingue, 
  • Une preuve datée et sourcée que l’IA peut reprendre, 
  • Et d’autres options citées, pour une neutralité perçue.

Les ancres de marque, un levier sans surcoût

Les reportings Getfluence de 2026 montrent que les ancres de marque restent marginales dans les campagnes : 3 % pour une enseigne de bricolage, 9,5 % pour un club de vacances, 21 % pour un réseau immobilier. Or elles constituent le deuxième signal le plus corrélé à la visibilité IA dans l’étude Ahrefs. La solution proposée consiste à glisser la marque dans les ancres semi-optimisées, par exemple « robot tondeuse [Marque] ». Même lien, même budget : il sert le mot-clé et porte la mention.

Astuce 4 : réactiver les articles déjà en ligne

La fraîcheur pèse lourd. Selon Seer Interactive (juillet 2026, 47 097 citations), 72 % des pages citées par l’IA ont été mises à jour dans l’année, alors que 42 % seulement ont été publiées dans l’année. Pour combler l’écart entre leur date de coupure et aujourd’hui, les IA vont en effet surtout chercher du contenu récent, et l’effet fraîcheur joue aussi côté Google.

Par ailleurs, d’après Ahrefs (mars 2026, 863 000 mots-clés et 4 millions d’URL), 31 % des citations dans les AI Overviews proviennent de pages classées entre la 11e et la 100e position.

Trois gisements doivent être exploités : 

  • Les articles en page 2 sur une requête du sujet, 
  • Les articles déjà cités où votre marque est absente, 
  • Et les articles qui parlent déjà bien de vous. 

Pour ces derniers, Getfluence propose la logique de l’URL Ambassador : partir d’un article qui ranke dans le top 20 ou qui est déjà cité par l’IA, y insérer une AI-Mention™ argumentée (attribut et preuve) en actualisant la date de mise à jour, puis faire pointer de nouveaux articles et liens vers cette URL. Double effet attendu : l’URL remonte sur Google et sa citation par l’IA devient plus probable.

L’AI-Mention™ complète ainsi l’AI-First™ : l’un crée de nouvelles sources, l’autre renforce celles que l’IA lit déjà. Pour amplifier l’effet, les intervenants conseillent de regrouper ces URL dans une page « Ils parlent de nous » et de diffuser chaque mois un best-of des avis clients sur ses canaux.

Astuce 5 : piloter chaque article sur le ranking et la citation

Google et l’IA n’ont pas le même calendrier

Le cas OVHcloud, analysé par Oncrawl à partir de logs Cloudflare en septembre 2026, illustre ce décalage. Côté Google, l’article est indexé et classé dès le jour de publication, puis ses impressions baissent. Côté IA, le robot ChatGPT-User passe pour la première fois à J+3, ses visites culminent à J+7 et restent soutenues à J+9, la première mention de la marque intervient à J+11 (délai médian) et un premier bilan face aux concurrents n’est possible qu’à J+20. 

Les intervenants le reconnaissent eux-mêmes : portant sur deux articles et une seule marque, ces observations dessinent une tendance plutôt qu’une règle. Elles suffisent toutefois à montrer qu’il faut adapter le calendrier de mesure : mesurer trop tôt revient à conclure à tort que le GEO ne fonctionne pas, mesurer trop tard à rater le pic Google. Pour une campagne saisonnière, mieux vaut donc publier assez tôt pour laisser aux IA le temps de lire l’article avant le pic de demande.

Trois indicateurs, quatre décisions

Chaque article se suit sur trois indicateurs : la position et les impressions (Search Console, Semrush), les visites du robot ChatGPT-User (logs serveur du média), et la citation ou la mention de la marque (outil de suivi de prompts). Le croisement de ces données oriente l’action :

  • Ranke et cité : relinker l’URL et la défendre.
  • Ranke mais pas cité : restructurer l’article et ajouter une AI-Mention™.
  • Cité mais ne ranke pas : pointer des liens vers l’URL.
  • Ni l’un ni l’autre : changer de média.
Olivier de Segonzac (Resoneo) au SEO & GEO Summit - Photo : William Jezequel

Le cas d’un assureur pour artisans du bâtiment

Pour illustrer l’approche, Getfluence a présenté une campagne menée en 2026 pour un assureur spécialisé dans la décennale, combinant liens et 9 articles AI-First™. Côté Google, la position moyenne des mots-clés prioritaires est passée de la 33e à la 2e place entre décembre 2025 et août 2026 : 86 % des mots-clés sont en hausse (25 sur 29), avec une première position sur « devis décennale pro électricien ».

Côté IA, 6 des 9 articles AI-First™ sont à l’origine d’une mention, sur des questions où la marque était jusque-là absente. Sur ChatGPT, la visibilité est passée de 10 % à 54 % sur « devis décennale » et de 0 % à 52 % sur « décennale électricien ». Les mêmes sujets progressent donc des deux côtés.

Repérer, publier, mesurer : la boucle proposée par Getfluence

Pour passer à l’action, Getfluence articule ces cinq astuces dans un cycle en quatre temps :

  • SpotFinder™ repère les médias et articles qui rankent et sont cités sur vos prompts.
  • AI-First™ produit un nouvel article structuré dans un média déjà source.
  • AI-Mention™ insère une mention argumentée dans un article déjà cité.
  • Enfin, la mesure suit le ranking, les visites des robots IA, les citations et les mentions.

Chaque mois, l’itération porte sur les articles et les attributs encore non couverts : une seule campagne, pilotée pour deux résultats.